L’ère des miles.
Génial le coup des miles ! De quoi donner envie à n’importe qui de se porter volontaire pour aider à l’expulsion de clandestins. Du tout bénef en fait. On voyage en avion, en général vers une destination africaine ( les plus chanceux pourront même aller jusqu’en Asie, mais c’est plus rare) et on gagne des points kilomètres, qui, additionnés, donnent des billets gratuits accordés par les compagnies à leurs clients fidèles ( et ceux là, on en profite en famille). Bien sûr, tout le monde ne peut pas en bénéficier : il faut être fonctionnaire. Policier pour tout dire. Evidemment, le boulot peut parfois être désagréable. Surtout avec ces associations d’empêcheurs d’expulser en rond, genre Réseaux sans frontières, qui font un baroud de tous les diables à la moindre petite expulsion, souvent relayés par les médias ( la plaie…). Et puis les sans-papiers n’y mettent pas toujours du leur. Il se débattent, crient, certains vont même jusqu’au malaise ou à la crise cardiaque…. Mais enfin, bon an mal an, avec 23 000 expulsions dont un bon tiers par la voie des airs, on peut en escorter quelques uns et se la jouer hommes d ’affaires. Eh oui : au bout d’un certain nombre de points, bling ! Le statut Gold..Quand on pense que 600 travailleurs clandestins font la grève depuis une semaine pour être régularisés. Et que l’association la Cimade propose un « Matignon des travailleurs sans-papiers »…Mais si on en régularise trop, comment gagnera-t-on des « miles » ?
mercredi 23 avril 2008
L'ère des miles
à l'adresse
7:22 PM
Publié par
Michèle Fitoussi
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